Enchantement morose
Hommage à la clownesse

Au 19ième siècle, il était très difficile qu’une femme soit une clownesse. On disait même qu’il était impossible qu’une femme fasse rire. Elle devenait alors une figure grotesque vulgaire. Si elle voulait devenir clown, elle devait cacher sa féminité et se déguiser en homme en portant le pantalon.

C’était avant Lulu, la clownesse qui se déployait même nue sur la scène parisienne. Dans son roman publié en 1901, Lulu, roman clownesque, Félicien Champaur s’en inspire et change cette donne de la femme saltimbanque qui n’a qu’un rôle secondaire. Il place ce personnage féminin fort de Lulu au centre, et relate alors son ascension et sa gloire sans précédent.

Dans ma série, Enchantement morose, mes mystérieuses clownesses portent le masque de l’angoisse sociale de notre époque. Elles n’offrent pas une image grimaçante ou caricaturale. Entre le réel et l’imaginaire, leur force féminine se trouve dans la beauté de leur vérité, de leur vulnérabilité et de leur authenticité.

J’emprunte certains accessoires des personnages clownesques tels que la larme, le collet du Pierrot, l’instrument de musique, le nez rouge, symbole de l’inadapté et la rose, symbole de la solitude et je ne les illustre chacun qu’une seule fois à travers mes tableaux.

Mes clownesses arborent toutes le masque blanc mais d’autre part, un maquillage et un costume différents. Elles sont toutes uniques.

Cette série transpose douze clownesses à la manière Suzon:

Belmor, Bijou, Bobo, Café au lait, Céleste, Guenille, Krystal, Lémur, Lulu, Mélodie, Plume, Rose

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